Apprendre : une aventure collective !

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Apprendre : une aventure collective !

 

J’admire ces organisations internationales qui font cohabiter au sein d’une même équipe, d’un même bureau, autour d’une même cause, d’un même projet, tant de nationalités différentes. Là où elles sont implantées, elles attirent des professionnel·le·s du monde entier, de tous âges, femmes et hommes, seul·e·s ou en famille et recréent ainsi dans des villes comme Genève, Dakar, Paris ou Bruxelles un monde miniature.

Quel merveilleux brassage culturel ! Mais quid du brassage linguistique ? Ces expatrié·e·s « viennent » de langues différentes et sont souvent polyglottes. Une langue commune s’impose alors, naturellement ou artificiellement, comme langue de communication, et c’est souvent l’anglais, même lorsque dans un groupe elle n’est la langue maternelle de personne. La facilité (ou serait-ce plutôt du pragmatisme ?) pousse alors ces étrangers/ères à évoluer dans leur monde  (à part ?) d’expatrié·e·s et à se côtoyer les un·e·s les autres en anglais. C’est un grand avantage et à la fois un inconvénient. Qu’est-ce qui cloche ? D’une part les langues premières sont reléguées à la maison et ne sont pas véritablement en contact ; d’autre part le français devient une option facultative – pas idéal en zone francophone ! Mais plus important encore, l’intégration de ces personnes – souvent déjà complexe – devient encore plus périlleuse. Nouer des relations avec « les hôtes », prend systématiquement plus de temps qu’on ne le voudrait et c’est souvent décourageant ; lorsqu’on ne parle pas leur langue (même si eux/elles peuvent en parler d’autres) c’est encore plus difficile.

Personne ne veut quitter Genève, Dakar, Bruxelles ou Paris après 4 ans sans avoir progresser en français. Personne ne veut renoncer à une opportunité de contrat pour une question de langue. Parmi ces organisations qui font valser les nationalités, beaucoup prennent en main l’intégration de leur personnel étranger en finançant des cours de français. C’est primordial pour donner envie à ces professionnels de les rejoindre ou de rester, c’est une façon de maintenir leur bien-être et donc leur motivation. Et au delà de l’intérêt direct pour les employé·e·s ou consultant·e·s, veiller à la bonne intégration de ces derniers/ères dans l’organisation, dans le pays et dans la ville d’expatriation garantit la bonne productivité des équipes et leur autonomie. Et parce que les économies sont dans l’autonomie, fournir des solutions d’apprentissage et de perfectionnement du français à son personnel non francophone ou « apprenti » francophone constitue un investissement rentable et durable.

Au siège comme sur le terrain, on a besoin d’être autonome pour gagner du temps ou plutôt pour ne pas en perdre, pour trouver sa place plus facilement au sein d’une équipe, pour contribuer à l’action menée au meilleur de nos capacités, et enfin pour se sentir compétent·e, en d’autres mots pour avoir une bonne estime de soi. Être à l’aise dans la langue de travail ou dans la langue des bénéficiaires ou des collègues ou des partenaires sur le terrain participe de cette autonomie. Attention, je ne dis pas qu’on ne peut pas faire du bon travail, dans le cadre d’un projet, au Sénégal par exemple, sans avoir un excellent niveau de français. Je dis simplement que lorsqu’on parle de « bonnes conditions de travail », il ne faut pas oublier la langue comme composante importante. Et comme le français est la cinquième langue la plus parlée dans le monde, utilisée sur les cinq continents et est langue officielle et/ou administrative d’une trentaine d’États et gouvernements (principalement en Afrique et en Europe) et langue de travail de nombreuses organisations internationales, il est une sorte de « sésame » pour évoluer professionnellement dans le secteur de la coopération internationale et dans l’humanitaire.

Autant se le dire franchement et l’accepter, nous ne sommes pas tous égaux face à l’apprentissage d’une langue. Mais contrairement à ce que l’on pense, c’est rarement une question de capacité. Certains vous diront que c’est une question de style d’apprentissage ; certains d’entre nous seraient plutôt « visuels » quand d’autres seraient plutôt « auditifs ». Certaines personnes apprendraient en faisant, en manipulant, en touchant, les fameux-ses « kinesthésiques ». D’autres vous diront que ce n’est qu’un mythe et que les styles d’apprentissage n’existent pas. Ce que je retiens c’est que pour apprendre efficacement et avec plaisir, il est préférable de bien se connaitre, d’identifier la manière dont on retient le mieux les choses : en prenant des notes ? en écoutant les yeux fermés ? en déplaçant des objets ? etc., que ce soit par habitude, par formatage ou en raison d’un mystérieux conditionnement cérébral.

Il n’est déjà pas aisé pour les collègues des départements des ressources humaines de se retrouver dans l’offre de cours de français et autres services linguistiques ; la tâche se corse lorsqu’il faut prendre en compte les profils d’apprenants et préférences d’apprentissage. Qoclico n’est évidemment pas la seule réponse valable mais elle a le mérite d’exister et d’être spécialisée dans le domaine de la coopération internationale. De par son expérience, Qoclico parle votre langage et comprend vos problématiques et vos exigences.

Que vous nous choisissiez ou non, pensez à bien prendre en compte, lors de votre sélection :

1) la formation et l’expérience des formateur·ices/professeur·e·s/tuteur·ices (peu importe le titre qu’on leur donne),

2) la qualité et la pertinence des outils utilisés (ne pas confondre les outils numériques véritablement dédiés à l’enseignement/à l’apprentissage et ceux pensés pour des webinaires par exemple, dépourvus d’outils de classe) ; en zone francophone, assurez-vous que l’environnement est exploité pour un apprentissage « actionnel »,

3) la malléabilité des formules, pour satisfaire vos contraintes organisationnelles (déplacements fréquents, etc.) ou optez carrément pour le sur-mesure.

Fuyez les offres trop rigides pour éviter les frustrations et préférez les professionnel·le·s aux francophones natifs/ves qui s’improvisent professeur·e·s, pour des parcours d’apprentissage plus efficients. Autre point : faites confiance à quelqu’un qui saura identifier précisément le besoin (dans certains cas le blocage) à travers une étape de diagnostic, et collaborez autant que possible dans la définition du programme de formation pour éviter les détours inutiles, les mauvaises surprises et in fine toute déception.

En tant qu’employeur ou collègue, vous avez votre rôle à jouer dans l’apprentissage ou le perfectionnement du français de vos collaborateur·ices. Prenez l’exemple d’une personne qui est dans un processus de coaching linguistique pour enfin oser interagir en français au bureau. En mettant des choses en place sur le lieu de travail, en parallèle de ce coaching, vous lui ferez gagner du temps et sa volonté de réussir se transformera en détermination. Si vous savez que cette personne comprend très bien le français mais est gênée par son élocution hésitante et lente, vous pouvez  (si elle en est d’accord) vous adresser à elle en français le plus souvent possible, lorsque vous êtes tous les deux pour commencer, puis progressivement en public, sans lui demander de répondre en français. Laissez-lui prendre confiance en elle, se convaincre que vous ne la jugerez pas et petit à petit, elle répondra en français. En tant qu’équipier/ère francophone d’une personne qui prend des cours de français, trouvez le moyen d’encourager votre collègue et de valoriser ses progrès. Bienveillance et patience sont les clés du succès ! En somme, faites de tout projet personnel d’apprentissage linguistique une aventure collective !

Anne-Sophie @Qoclico